Comprendre les messages de notre corps

Cet article n’en est pas vraiment un, puisqu’il s’agit du mémoire que j’ai présentée en fin d’études de ma formation en Naturopathie. J’avais envie de le partager avec vous.

Toute copie ou citation devra être mentionné par la source (auteur, site).

COMPRENDRE LES MESSAGES DE NOTRE CORPS

 

REMERCIEMENTS

 Merci à mes guides, mon moi supérieur, ma famille céleste et tous les êtres/forces visibles et invisibles qui m’accompagnent.

Merci à mes étoiles brillantes de mille feux, Alyssa et Evangéline. Je suis honoré d’avoir été choisie, afin d’accompagner des êtres aussi merveilleuses que vous.

Merci à mon survivaliste tant aimé. Tu me permets de m’ancrer, afin de mieux voler.

Merci à mes ancêtres, mes frères et sœurs.

Merci à ma belle famille, qui m’ouvre si généreusement leur bras.

Merci à mes amis incroyables, mais vrais. Vous êtes dans mon cœur partout où je vais.

Merci à chaque rencontre qui nous fait mutuellement évoluer.

Merci à chaque enseignant qui transmet son savoir avec amour.

Merci à notre merveilleuse terre, notre mère nourricière à nous tous.

Merci à tous les êtres vivants et bienveillants de cette planète de nous accompagner.

Merci à l’univers et aux forces divines.

Merci à la plus forte des puissances, celle de l’amour.

Merci à la vie.

Et merci à toutes les médecines naturelles de nous permettre de comprendre les lois universelles. Merci à chaque homme et femme médecin, ayant œuvré pour le bien dans ce monde, d’avoir transmis votre savoir.

A mon tour, j’en serais honorée de pouvoir mettre ma pierre à l’édifice du royaume de la santé et la régénération universelle.

 

SOMMAIRE

 AVANT PROPOS

INTRODUCTION

LA NATUROPATHIE ET LE ROLE D’UN NATUROPATHE

Les morphotypes naturopathiques

Les tempéraments naturopathiques

LES MORPHOTYPES EN LIEN AVEC LES BLESSURES DE L’AME

Chaque morphotype approfondi

CORRELATIONS ENTRE LES DEUX VISIONS

LA GUERISON DES BLESSURES

LES MESSAGES DU CORPS

Les organes

Les organes digestifs

Les organes des sens

Les autres parties du corps

Les membres

CAS PRATIQUES

CONCLUSION

BIBILIOGRAPHIE

ANNEXE

 

AVANT PROPOS

 « Je n’aime pas étudier. Je déteste étudier. J’aime apprendre. Apprendre, c’est beau. » Nathalie Portman

J’ai passé deux merveilleuses années avec tous les professeurs et étudiants en naturopathie. C’était une formidable aventure que j’aurais aimé encore et encore continuer, tellement elle réjouissait mon âme. Ces apprentissages et différentes personnalités auront changé ma vie à tout jamais, que ce soit au niveau professionnel, mais aussi personnel.

Le choix d’un mémoire est à la fois passionnant et tumultueux et ce n’est qu’à la fin que nous pouvons saisir les bénéfices de cet exercice. Je remercie cette expérience de m’avoir permis de creuser dans les différents ouvrages, afin de découvrir l’univers magique des messages du corps.  D’ailleurs, dès le départ mon choix se portait sur les enseignements de Lise Bourbeau, puisque ses livres m’ont profondément bouleversées et m’ont permis d’ouvrir les yeux sur certaines blessures.

Ensuite j’ai changé d’avis et j’ai été inspiré par le thème de l’évolution spirituelle en lien avec l’alimentation, puisque c’est un domaine qui me passionne également. Mais lorsque j’ai saisi l’ampleur d’un tel travail, je suis revenue sur mon choix initial. (Cependant l’idée entre l’alimentation et développement personnel est rangé dans un tiroir et peut à tout moment ressurgir pour finir par naître sous une autre forme…).

Dans tous les cas, j’espère que ce mémoire puisse apporter une introduction d’une vision plus large au niveau de la compréhension du fonctionnement corporel.

Et qui sait, peut être dans quelque temps des cours sur ce sujet vont naître au sein des écoles de santé naturelle ?

 

INTRODUCTION 

Il y a plusieurs années en arrière j’ai découvert un livre qui m’a permis de comprendre beaucoup d’aspects mais aussi certains signes que mon corps renvoyait.

Les évidences émises dans le livre « Les 5 blessures qui nous empêchent d’être soi-même » de Lise Bourbeau sont douloureuses à constater et à accepter, mais par la suite très bénéfiques pour le développement personnel.

J’ai également rencontré d’autres personnes avec qui j’ai pu échanger sur ce sujet et qui considèrent ce livre comme un ouvrage majeur de leur prise de conscience sur des schémas crées par les blessures de l’âme et de leur transmission intergénérationnelle.

Et c’est justement en nous ouvrant les yeux sur ces aspects des cinq blessures : le rejet – l’abandon – l’humiliation – la trahison – l’injustice, que l’auteur nous donne une opportunité d’y travailler dessus.

Le but n’étant pas la perfection, mais une amélioration constante au fil des mois et années.

Presque au même moment j’ai commencé d’entendre qu’il y avait des messages psychosomatiques[1]  et émotionnels à traduire à travers des malaises de chaque partie du corps. C’était une véritable révélation qui me passionnait.

Depuis, lorsqu’une personne ou moi-même sont confrontés à un rhume, une fracture, une maladie ou quelconque symptôme qui démontre une distorsion de la santé de l’organisme, j’ai presque toujours le réflexe de rechercher les causes symboliques de cet état. Ainsi j’ai pu vérifier par moi-même la crédibilité des propos entre les messages expliqués par des thérapeutes et auteurs tels que Jacques Martel, Michel Odoul ou Lise Bourbeau et les faits concrets (douleurs, maladies, fractures, tensions, plaies, etc.).

Pendant ma formation en naturopathie, le cours de la morphotypologie[2] proposait aussi une

vision sur les différents aspects physiologiques, ainsi que leurs pathologies et comportements psychologiques associés. Pour moi, il s’agissait d’une nouvelle confirmation : l’univers est régi par des lois universelles, qui ne sont jamais hasardeuses, mais bien logiques.

Lorsque j’étais enfant, ma mère me disait : « Même le moindre bouton ne sort par hasard. » Cette phrase, même m’ayant marquée, je continuais à questionner la véracité ce cette affirmation. Ce n’est que maintenant, des années plus tard que je saisis tout son sens et n’ai plus aucun doute dessus.

Je pense donc que les informations des différentes sources peuvent être très complémentaires et éventuellement multiplier leurs richesses en fusionnant.

Concrètement, ce que je propose à travers ce mémoire c’est de permettre à chaque consultant, qui semble ouvert sur ce sujet, de découvrir les causes profondes de certains « cris du corps ». Cependant il ne s’agit en aucun cas de négliger ou remplacer le travail complet et indispensable des séances naturopathiques avec tous les conseils qui vont avec.

Il s’agit juste d’une graine de plus, qui me parait très enrichissante pour notre parcours professionnel ou privé. Cet écrit est donc une invitation  d’explorer ce monde où le corps, l’âme et l’esprit sont étroitement liés à travers des messages et anagrammes.

Je vais d’abord expliquer en quoi consiste la pratique naturopathique, ensuite je vais présenter les fameux cinq archétypes de Lise Bourbeau et la corrélation entre les deux visions. La prochaine partie sera du domaine de la guérison, avec quelques conseils indispensables pour un équilibre harmonieux. J’ai également prévu de partager avec vous quelques causes émotionnelles des organes et membres principaux de notre organisme, pour finir avec des études de cas.

 

LA NATUROPATHIE ET LE ROLE D’UN NATUROPATHE

  « La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. »  Carl Gustav Jung

Formé par les mots « nature » et le terme anglais « path » (chemin), la naturopathie englobe différentes méthodes naturelles qui consistent avant tout de prévenir les maladies. C’est là, une des voies royales offerte par l’ensemble du monde physique et des principes qui l’animent pour progresser vers un meilleur équilibre vital et un état de santé[3] holistique[4], global et général.

Le naturopathe est un praticien de cette santé naturelle qui jongle avec plusieurs outils, dont les principaux sont : la bromatologie (alimentation et diététique), la nutrithérapie (supplémentation en vitamines, minéraux, acides gras, acides aminés), l’hydrothérapie (thérapie par l’eau), la phytothérapie (les plantes), les oligoéléments (éléments traces), l’aromathérapie (les huiles essentielles), la gestion du stress, l’iridologie (étude de l’iris), et bien sûr la morphotypologie.

Le but étant de trouver les causes profondes du mal-être du consultant. Nous avons ainsi les mêmes mots que les médecines allopathiques[5] pour designer une maladie, mais nous donnons un autre sens à ces termes.

Exemple : un client vient nous voir avec une plainte d’hémorroïdes récurrentes, là où un allopathe va prescrire une crème locale et circulatoire pour ce malaise, le naturopathe veillera surtout à améliorer l’état du foie de la personne en l’aidant avec des cures, l’alimentation, des plantes, des oligoéléments ou autres techniques/outils adaptés.

Donc les deux approches sont complémentaires, puisque le médecin allopathique pourra soulager les urgences, tandis que les naturopathes pourront agir sur l’ensemble de l’organisme, afin de régénérer l’état général de la personne.

La naturopathie est donc avant tout une médecine traditionnelle, tout comme la médecine chinoise ou médecine ayurvédique[6], puisqu’elle ne se contente pas de juste apaiser les symptômes.

Le praticien de santé ne fait pas non plus de diagnostic. Il peut vous aiguiller, conseiller, éduquer, mais il ne peut pas aller à l’encontre d’un traitement prescrit par un médecin. D’ailleurs, son rôle n’est pas de remplacer un médecin, mais plutôt d’oeuvrer en collaboration avec celui-ci.

Cependant, en Naturopathie, ce n’est pas la maladie qui est mise en avant, mais la santé. Le pouvoir du corps et la capacité de l’auto-guérison de ce dernier en sont les leitmotivs.

Le praticien de santé naturelle est également là pour accompagner le consultant dans sa prise de conscience globale et lui faire comprendre, qu’il est le principal acteur de son bien-être.

Ainsi, nous pouvons attribuer trois casquettes au naturopathe : celui d’un conseiller, d’un éducateur et enfin d’un accompagnateur. Tout ceci est établi dans la bienveillance et avec le moins de jugements possibles.

D’ailleurs, chaque consultation est unique, puisque chaque être l’est également. Donc le naturopathe peut ainsi rencontrer, par exemple, plusieurs migraineux, tout en donnant des conseils différents à chacun d’eux.

Pour pouvoir conseiller chaque personne avec le « remède » le plus adéquat possible, le praticien de santé se sert de l’anamnèse[7], de la morphotypologie, de l’iridologie, de l’observation  générale de son physique, de son comportement et de son témoignage. Il s’agit d’une démarche co-créatrice entre le naturopathe et son consultant. Le but est de trouver une démarche adaptée, qui sera à la fois réalisable pour le client et en même temps suffisamment efficace pour que des résultats et changements positifs puissent avoir lieu.

Les morphotypes naturopathiques

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Lorsque nous abordons les morphotypes tels que la naturopathie nous propose, il y a trois choses a prendre en considération : la constitution, le tempérament et la diathèse.

La constitution

La constitution est considérée comme innée et liée à notre génétique. Il est quasi impossible d’y intervenir, puisqu’elle reste stable dans le temps.

En naturopathie, la constitution se divise en deux groupes : les neuro-arthritiques et les sanguino-pléthoriques.

Les neuro-arthritiques sont des personnes ayant une corpulence élancée avec une petite ossature.

Les sanguino-pléthoriques sont des personnes ayant une corpulence bréviligne (trapu) et présentant une ossature plutôt massive.

Le tempérament

Le tempérament évolue au fil des années, mais plutôt lentement.

Bien entendu, nous ne pouvons pas évoquer les tempéraments naturopathiques, sans remarquer la similitude avec ceux d’Hipprocate[8] : le lymphatique/l’élément eau, le sanguin/l’élément air, le bilieux/l’élément feu, le nerveux/l’élément terre.

Pierre Valentin Marchesseau, père de la naturopathie française, les avait peaufiné, afin de créer les tempéraments naturopathiques.

Ils sont au nombre de sept en partant du morphotype « parfait » : le musculaire.

Si la personne tend vers une prise de poids, suivent les tempéraments suivants : le sanguin, le digestif, l’obèse. Si, au contraire un rétrécissement au niveau du visage et/ou corps se fait observer, nous parlions alors du tempérament respiratoire, cérébral ou nerveux.

C’est le niveau de la dilatation ou rétraction qui définira le degré de la fragilité ou force des organes et de l’énergie vitale de l’individu.

La diathèse

La diathèse est un regard instantané sur la personne, elle varie donc très rapidement au fil des mois.

On peut trouver trois diathèses dans le cadre naturopathique : le sur-vital, le normalo-vital.  le sous-vital. Les titres suffisent à elles-mêmes pour s’imaginer l’état de la personne.

Exemple : Une longue grippe hivernale peut rapidement nous projeter vers un état sous-vital, tandis qu’un été à la montagne peut nous faire évoluer en diathèse vers un état sur-vital.

Les tempéraments naturopathiques

Passons maintenant à la présentation des tempéraments, puisque c’est essentiellement avec ceux-ci que nous allons comparer par la suite les blessures de Lise Bourbeau.

Le musculaire est l’être « parfait » au niveau de la santé. Son teint est mat ou coloré, il n’est pas frileux, élimine bien les acides. L’exercice physique est indispensable pour lui. Il supporte bien l’eau froide autant que l’eau chaude.

Il a très peu de prédispositions pathologiques, mais devra néanmoins surveiller de ne pas abuser des protéines.

Après le musculaire, si on suit la progression dans le sens de l’augmentation de la masse, nous retrouvons les «dilatés ».

Tous les dilatés sont des gourmets et apprécient l’art culinaire et la vie des bons vivants. Ils ont donc beaucoup de mal à suivre un régime alimentaire et n’apprécient guère les restrictions. L’exercice physique est également plutôt difficile à mettre en place, sauf pour le sanguin, qui peut même devenir un sportif de haut niveau (exemple : rugbyman). L’hydrothérapie froide leur fait un grand bien.

Le sanguin a un visage tonique avec la partie médian ou basse dominante. Il s’agit d’un bon vivant, jovial, sympathique, mais manquant de discipline. A table il devient rouge et à tendance à abuser de l’alcool. Physiologiquement, il surmène son système cardio-vasculaire. La plupart des hypertendus et athéromateux appartiennent à ce type. Autres affections possibles : coronarites, infarctus du myocarde, calculs, excès d’acides uriques. Il apprécie le sport en groupe ou de force.

Sont système faible sont les reins.

Il serait bon de lui conseiller la pratique de l’hydrothérapie froide ou alternée.

Le digestif appartient au second tempérament dilaté, s’arrondit encore plus vite que le précédent. Il change son muscle en graisse. Double menton et ventre rebondi apparaissent chez ce type. C’est un gastronome, mais qui néglige ses besoins physiologiques en fruits frais et crudités. Les troubles qui le guettent à l’usure porteront sur le système digestif  avec ses organes annexes : le foie, les reins et le pancréas. La plupart des diabétiques sont des digestifs.

Il faut introduire les exercices physiques d’une manière lente et progressive.

L’obèse est le dévié extrême de cette lignée des dilatés. Il est tout en rondeur, autant au niveau du visage qu’au niveau du corps. Il tend vers la dilatation asthénique. Sa surcharge alimentaire est importante. Son teint est rouge ou blanc, selon l’état de son système glandulaire. Plus rien ne fonctionne correctement, leur santé est donc très compromise.

Il faut introduire des exercices physiques très doux, afin de combattre la sédentarité.

Passons maintenant aux « rétractés », ceux qui ont tendance à perdre de la masse en partant du musculaire.

Tous les rétractés aiment l’eau chaude. Ils acceptent très bien les règles de vie portant sur la nutrition.

Le respiratoire se caractérise par la rétraction de la partie basse du visage. Sur le plan physiologique, lorsque ce type fait trop d’excès, on voit apparaître rapidement des troubles respiratoires variés (rhumes, bronchites, asthme) alternant avec des crises d’eczéma ou de rhumatismes. Il peut également rencontrer des troubles digestifs, souvent liés au foie, son système faible. Il s’acidifie[9] progressivement.

Etre en mouvement est une nécessité pour ce tempérament et il peut d’ailleurs très bien réussir dans le sport.

L’hydrothérapie chaude ou alternée peut être très bénéfique pour lui.

Le cérébral est  le deuxième type des morphotypes rétractés, il a un visage plutôt triangulaire. Il est en permanence dans la mentalisation. On peut constater une fonte de muscles, souvent dues à une acidification permanente. Cette acidose lui provoque également des douleurs articulaires, déminéralisation et calculs. Il peut également rencontrer des troubles liés à un déséquilibre du système nerveux (insomnie, migraines, frilosité, états dépressifs, constipation etc.) Fatigué, il devient irritable ou agressif.

Le cérébral sent la nécessité de s’exercer, mais les moyens lui manquent. Les exercices doux lui conviennent très bien.

L’hydrothérapie chaude lui est grandement conseillée.

Le nerveux a un visage très fin ou en triangle. Son teint est blanc/grisâtre. C’est le morphotype extrême de la lignée des rétractés. Il est agité, impulsif, maniaque sans qualités intellectuelles contrairement au cérébral. Souvent excité ou déprimé, il sombre souvent dans le pessimisme.

Il est asthénique et frileux, avec des grandes faiblesses immunitaires, scléroses tissulaires et un terrain névrotique. Il est en acidose excessive.

Le nerveux a grandement besoin d’exercices respiratoires doux et de l’hydrothérapie chaude et régulière.

 

LES MORPHOTYPES EN LIEN AVEC LES BLESSURES DE L’AME

 

Lise Bourbeau est l’auteur de nombreux livres et créatrice de la plus grande école de développement personnel au Québec. A travers son livre « Les cinq blessures qui nous empêchent d’être soi même » elle propose différents morphotypes de l’être humain sur des bases vécues. Pour chaque blessure, il y a un masque associé, ce dernier correspond au comportement de la personne lorsqu’elle souhaite cacher sa peine à soi-même et aux autres.

Plus la blessure est importante, plus les situations de souffrance seront nombreuses, ce qui obligera la personne de porter le masque également plus souvent. Tant qu’une blessure n’est pas guérie celle-ci se réactive très facilement.

Selon Lise Bourbeau, le corps est très intelligent et ne ment jamais : il nous montre toujours ce que nous avons à régler.

Voici le tableau des cinq blessures, ainsi que leur masque selon l’ordre chronologique de leur apparition au cours d’une vie :

BLESSURES MASQUES
Rejet Fuyant
Abandon Dépendant
Humiliation Masochiste
Trahison Contrôlant
Injustice Rigide

 

Chaque morphotype approfondi
Nous allons voir en détail chacun de ces types caractérologiques en détail :

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La blessure du rejet

Masque associé : Le fuyant

Eveil de la blessure : Dès la conception à un an.

L’enfant ressent un rejet par le parent du même sexe et ne croit pas à son droit d’exister.

Son corps traduit cette façon d’être en prenant peu de place, comme s’il voulait disparaître.

Blessure vécue avec le parent du même sexe.

Corps Physique :

Mince voire maigre, étroit, contracté, petit corps (adulte dans un corps d’enfant)

Asymétrie

Haut du corps contracté, replié sur lui-même

Petits yeux, regard fuyant

Problèmes de peau

Manque une partie ou morceau de son corps (ex : fesses, seins, etc.) ou présence d’un creux (poitrine, dos, ventre, etc.)

Partie du corps plus petite

Yeux cernés

Favorise vêtements noirs

Alimentation : petites portions, appétit coupé facilement

Attitudes :

Pense qu’il ne vaut rien, peu d’estime pour soi-même

Se coupe du monde extérieur

Envahi de peurs et émotions, surtout lorsqu’il est seul

Mots utilisés : nul, rien, inexistant, disparaître, pas de place, sans valeur, etc.

Souvent dans un monde imaginaire

Ne s’attache pas trop aux choses matérielles

Rejette d’autres personnes ou situations

Enclin à la haine et rancune

Addictions à la drogue, l’alcool, jeux, départs, voyages astrales, etc.

Beaucoup d’imagination, mais pas toujours utilisé dans un bon sens (se crée des scénarios de rejet)

La plus grande peur : la panique

Santé : Arythmie cardiaque – Diarrhées – Cancers – Problèmes respiratoires – Allergies – Vomissements – Agoraphobie – Hypoglycémie ou diabète – Dépressif ou maniaco-dépressif – Suicidaire – Psychose – Obsessions

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Blessure de l’abandon

Masque associé : le dépendant

Eveil de la blessure : Entre un et trois ans.

Sentiment de ne pas être soutenu par le parent du sexe opposé. Manque de nourriture affective ou a reçu une forme d’attention non chaleureuse ou différente de ses attentes.

Souvent associé au rejet du parent du même sexe (la blessure du rejet a été également activée).

Corps Physique :

Long, mince, manque de tonus

Système musculaire sous développé (ex : jambes faibles, bras tombants, etc.)

Dos courbé en avant

Grands yeux tristes ou tombants

Voix d’enfant ou plaintive

Ne sait que faire de ses bras lorsque d’autres personnes le regardent

Partie du corps plus tombante ou flasque (ex : seins, fesses, joues, ventre, etc.)

S’appuie souvent sur quelque chose ou quelqu’un

Favorise vêtements amples

Alimentation : mange beaucoup sans prendre du poids et ne laisse rien dans l’assiette, mange lentement, aime les aliments mous

Attitudes :

Dramatise beaucoup (problèmes apportent attention des autres), rôle de victime

Cherche rôle du sauveur

Humeur instable (joyeux/tristesse profonde inexpliquée)

Besoin de l’approbation ou avis des autres

Expressions utilisés : Je ne supporte pas, seul, absent, j’ai laissé tomber, etc.

Peur de toute forme d’autorité

S’écrase en présence d’une personne en colère ou agressive

Pleure facilement

Abandonne des projets, situations et personnes

Besoin d’attention et soutien extérieur

S’accroche aux autres – fusionnel

Pense au suicide et s’il passe à l’acte, se manquera les premières fois

Aime le sexe

Aime être la vedette ou au centre de l’attention

La plus grande peur : la solitude

Santé : Maux de dos – Agoraphobie – Boulimie – Asthme et problèmes de bronches -Problèmes pancréas (hypoglycémie et diabète) – Problèmes aux surrénales – Myopie – Dépression – Migraines – Maladies rares et incurables

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Blessure de l’humiliation

Masque associé : le masochiste

Eveil de la blessure : Entre un et trois ans avec le parent qui réprimait toute forme de plaisir physique.

Enfant se sent abaissé, humilié, comparé. Il a honte puisqu’il ressent un certain dégoût de ce parent vis-à-vis de son comportement (plaisir avec ses sens) ou son physique. Sa liberté a été brimée par l’attitude répressive et méprisante.

Blessure vécue avec le parent qui s’occupait du développement physique ou sexuel de l’enfant (souvent la mère).

Corps Physique :

Surplus de poids

Visage rond

Bosse de bison en haut du dos

Grands yeux ronds, ouverts et innocents (tels ceux d’un enfant)

Gros cou

Partie du corps rond ou rondelette

S’habille serré, ce qui accentue les rondeurs

Tache fréquemment ses vêtements

Voix mielleuse

Alimentation : aime les aliments riches en gras, le chocolat. Boulimique ou plusieurs petites portions. Honte de s’acheter ou de manger des gâteries.

Attitudes :

Ame missionnaire, sert et se sacrifie pour les autres. Passe les besoins des autres devant les siens

Se sent observé (ex : par dieu)

Se sent facilement impropre, cochon ou indigne. Il se dégoûte parfois.

Se récompense par la nourriture, en faisant croire qu’il en jouit, mais sa culpabilité et honte lui font perdre cette jouissance

Expressions utilisés : digne, indigne, petit, gros, cochon, sale, salope, je suis pris, etc.

Don de faire rire les autres (ex : en se prenant en dérision)

Est attiré ou se permet que des petites choses, car il ne voit pas sa grandeur d’âme

Connaît ses besoins, mais ne les écoute pas

Beaucoup de retenue dans ses paroles

Refoule ses pulsions associées aux sens, car il a peur de déborder et d’avoir honte

Souvent histoires d’ordre sexuel dans son enfance ou adolescence

Se crée des contraintes et obligations

N’aime pas aller vite

La plus grande peur : la liberté

Santé : Mal de dos – Problèmes respiratoires – Varices, entorses et fractures aux jambes et aux pieds – Problèmes au foie – Maux de gorge, angines, laryngites – Glande thyroïdienne déréglée – Démangeaisons de la peau – Hypoglycémie et diabète – Problèmes cardiaques – Interventions chirurgicales – Problèmes cardiaques

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La blessure de trahison

Masque associé : Le contrôlant

Eveil de la blessure : Entre deux et quatre ans.

L’enfant se sent trahi par son parent du sexe opposé (en lien avec le complexe d’Œdipe), lorsque ce parent ne tient pas une promesse, le manipule ou trahit sa confiance. Il souffre de ne pas être comblé dans ses demandes d’attention. L’enfant revit également cette blessure quand le parent du même sexe est trahi par l’autre parent.

Corps Physique :

L’homme exhibe de la puissance dans le haut du corps, épaules plus larges que les hanches.

Chez la femme, les hanches dégagent de la force et sont plus larges que les épaules.

Muscles dominants dans plusieurs parties du corps

Voix forte.

Poitrine bombée.

Si surplus de poids, il ne paraîtra pas gros, mais plutôt fort

Possibilité d’un ventre gonflé

Grands yeux, regard intense et séducteur

Favorise vêtements flamboyants

Alimentation : Bon appétit, mange rapidement. Ajoute sel et épices. Peut contrôler son appétit lorsqu’il est occupé pendant quelque temps.

Attitudes :

Beaucoup d’attentes et exigences envers soi-même et l’autre

Aime prévoir et contrôler, n’aime pas les imprévus

Se veut fort et responsable et tient à ce que les autres le sachent

Manipulateur dans ses relations amoureuses

Rancunier

Recherche d’être spécial et important

Impatient et intolérant avec ceux qui sont trop lents selon lui

Expressions utilisées : Je suis capable, fais moi confiance, je ne lui fais pas confiance, je le savais, j’avais raison, écoute-moi, as-tu compris, associé, séparé, quitté, c’est vrai, franchement, etc.

Prêt à salir la réputation de quelqu’un d’autre pour ne pas le subir soi-même

Ment facilement pour se sortir d’une impasse, mais ne tolère pas que quelqu’un d’autre le fasse

Il est sur d’avoir raison, aime avoir le dernier mot

Séducteur

Ne tient pas ses engagements ou se force à les tenir

Humeur changeante

Comprend et agit rapidement

La plus grande peur : Dissociation, séparation et reniement

Santé : Agoraphobie – Spasmophilie – Raideurs articulaires (surtout genoux) – Perte de contrôle de certains parties du corps (hémorragies, impuissance sexuelle, diarrhée, paralysie, etc.) – Problèmes au système digestif, surtout foie et estomac – Maladies inflammatoires (finissant en –ite) – Herpès buccal

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Blessure de l’injustice

Masque associé : le rigide

Eveil de la blessure : Entre quatre et six ans.

L’enfant a souffert de la froideur du parent du même sexe, ainsi que de son autoritarisme, ses critiques, sa sévérité ou son conformisme. L’enfant n’arrive pas à s’exprimer comme il le souhaiterait et se coupe de sa sensibilité, bloque toute expression de son individualité. Il veut être performant et parfait.

Corps Physique :

Corps bien proportionné, le plus parfait possible

Posture bien droite, fière

Epaules carrées

Parties du corps rigides, raides (ex. : jambes, cou, dos, etc.)

Mouvements secs, rigides

Taille serré par vêtement ou ceinture

Mâchoire serrée

Ventre plat qu’il s’efforce de rentrer

Regard vivant et direct

Voix sèche et rapide

Apparence soignée et séduisante

Alimentation : Préfère aliments salés aux sucrés. Aime tout ce qui est croustillant. Se contrôle pour ne pas grossir. Se justifie et a honte lorsqu’il perd le contrôle.

Attitudes :

Vivant et dynamique, même s’il est fatigué

Souvent les bras croisés

Perfectionniste

Expressions utilisés : pas de problème, toujours, jamais, très bien, justement, exactement, d’accord, etc.

Grand optimiste

Admet rarement qu’il vit des problèmes

Très sensible, mais ne veut pas le dévoiler et perdre le contrôle de soi

Fait tout pour maîtriser sa colère

Recherche la justesse à tout prix, mais accuse les autres

Très dur envers son corps, rarement malade et sent difficilement le froid ou la douleur

Peur de prendre du poids

Pense que ce qu’il fait est plus important que ce qu’il est

Croit être obligé d’être toujours dans l’action, se sent coupable de ne rien faire pendant que quelqu’un d’autre travaille

Aime que tout soit bien rangé

Veut correspondre à un idéal qu’il s’est fixé

La plus grande peur : la froideur

Santé : Raideurs et tensions dans les parties flexibles du corps (cou, genoux, chevilles, coudes, poignets, etc.) – Maladies en –ite (inflammations) – Torticolis – Crampes – Problèmes de circulation de sang (ex. : varices) – Peau sèche – Boutons sur le visage – Psoriasis – Problèmes au foie (colère refoulée) – Insomnie – Nervosité – Problèmes de vision

 

CORRELATIONS ENTRE LES DEUX VISIONS

 

Pour que nous puissions nous épauler sur les morphotypes présentés par Lise Bourbeau, nous devons d’abord trouver un lien avec ceux proposés en naturopathie, afin de mieux adapter nos conseils lors d’une anamnèse.

Je propose donc de rassembler les physiologies les plus semblables entre ceux proposés par Pierre Valentin Marschesseau et ceux de Lise Bourbeau :

Obèse Digestif Sanguin Musculaire Respiratoire Cérébral Nerveux
Fuyant
Dépendant
Masochiste
Contrôlant
Rigide

Nous pouvons ainsi voir que les personnes ayant une morphotypologie fortement rétracté correspondent au fuyant. Cette conclusion sera encore plus renforcée si le sujet présente des asymétries et addictions.

Les personnes minces peuvent autant porter les masques : du dépendant, du contrôlant ou du rigide.

La différence se fera sur leur posture et leur corpulence. En effet, le dépendant aura du mal à tenir droit, tandis que le rigide aura du mal à s’assouplir.

Le contrôlant est facilement identifiable avec sa physionomie en poire pour les femmes et avec des épaules très larges pour les hommes.

Les morphotypes dilatés concernent surtout les personnes portant le masque du masochiste, cependant le contrôlant peut également tendre vers la dilatation.

La différence se fait sur leur manière de prendre du poids: une personne ayant subi la blessure de l’humiliation sera tout en rondeur, tandis que le contrôlant prendra du poids tout en ayant une apparence de quelqu’un de robuste et fort avec un vif tempérament.

 

LA GUERISON DES BLESSURES

 

Le premier pas vers la guérison prend place dès le moment où nous prenons conscience des blessures et des raisons de leur apparition. Nous avons tous plusieurs souffrances en nous, donc, c’est étape par étape et un par un que nous pourrons les dissoudre.

Le deuxième pas, consiste à pardonner : à soi-même, aux parents, et tous les êtres qui ont pu nous blesser. Pardonner aux autres, c’est libérer soi-même, puisque nous sommes tous interconnectés. Cependant, il est également nécessaire de couper des liens néfastes avec certaines personnes.

La troisième étape consiste à apprendre à s’aimer, à aimer les autres et à accepter d’être aimé. En effet il s’agit d’un triangle, et nous devons oeuvrer sur nous pour trouver un équilibre entre les trois parties.

Il est également indispensable de diminuer l’ego, et d’apprendre à le dompter, puisqu’il est source de nombreux conflits. Notre mental (représentatif de l’ego) devrait être à notre service et non l’inverse et nous devons apprendre à le maîtriser. Au début ce n’est pas facile, mais avec un peu d’exercice et de la patience cela deviendra une habitude.

Toutes ces étapes peuvent se faire seul, mais l’accompagnement d’un thérapeute (psycho-enérgeticien, hyponothérapeute, psychiatre, coach, guérisseur, sophrologue, etc.) peut accélérer ce processus et parfois aider à libérer des charges trop lourdes.

 

LES MESSAGES DU CORPS

 

A chaque fois, lorsqu’un malaise apparaît dans une partie du corps, ce signal n’est jamais anodin et hasardeux. Tout malaise physique est en adéquation avec nos émotions intérieures.

D’ailleurs, lorsque nous observons le mot maladie, on peut entendre « le mal a dit ». Donc le corps nous passe toujours des messages à travers un mal-être et des malaises. Si nous ne l’écoutons pas, les symptômes auront toute raison de croître au fil du temps, comme lorsque quelqu’un nous parle et nous ne l’entendons pas. Il va donc forcer sur sa voix, parler ou crier plus fort, jusqu’à ce que l’on entende son message.

Il est également intéressant de noter que le coté où le malaise apparaît est tout autant significatif : le côté gauche représente le yang, le père et le masculin, tandis que le coté droit symbolise le Yin, la mère et la féminité.

Voici les majeurs partis de notre corps et les explicatifs psychosomatiques correspondants.

Les organes

Les poumons représentent le désir de vivre pleinement. Un problème à cet endroit peut représenter un étouffement par une situation ou une personne extérieure.  Respirer veut dire indépendance et liberté, donc il y a un questionnement à faire sur sa position face à l’inconnu et à l’autonomie. C’est aussi l’organe de la tristesse et de la peur de la mort.

Maladies associées : asthme, angines, bronchite, toux, etc.

Les reins nous parlent de relation face au changement, une difficulté de sortir des vieux schémas. Il est également en lien avec des peurs profondes et essentielles, par exemple lorsque la personne a failli frôler la mort. Il y a aussi un certain déséquilibre du discernement, des émotions, ainsi que de la force intérieure (avoir les reins solides), et un sens de critique trop présent.

Maladies associées : lithiases rénaux, hypertension, etc.

La vessie est l’image des attentes que je nourris et le désir de dominer dans différentes situations, notamment dans la sexualité. Cet organe est en lien avec une certaine irritabilité, négativité et même parfois haine face à des attitudes, ainsi qu’une peur de manquer du liquide, financièrement parlant et de trouver sa place. Il y a un appel du corps à lâcher prise tout schéma venant du passé et d’exprimer sa créativité dans tous les domaines.

Maladies associées : oligurie, cystite, incontinence, etc.

Le cœur symbolise l’amour pour soi et les autres, mais aussi les plaisirs de la vie inexistants ou excessifs. La personne prend trop à cœur ce qui lui arrive et attend de l’amour venant des autres, au lieu de le cultiver soi-même. Il est souvent nécessaire de retrouver un rythme calme et harmonieux afin de recueillir la joie du moment présent.

Maladies associées : tachycardie, angor, infarctus, etc.

Les organes digestifs

L’estomac symbolise la capacité de digérer des idées ou des situations de la vie. Il peut également être en lien avec des terreurs, colères et de l’agressivité refoulé. Cet organe nous parle de la difficulté de notre gestion du monde matériel (contrariétés familiales, amoureuses, financières,  professionnels, scolaires, etc.).

Les vomissements sont le signe supplémentaire du refus et rejet pur et simple.

Maladies associées : ulcère de l’estomac, reflux gastrique, etc.

Le foie est en lien avec la colère, le mécontentement exprimé et surtout rentré. Il y a aussi de la jalousie ainsi que des reproches dans l’attitude de la personne hépatique. Elle se fait souvent « de la bile ». Cet organe représente également la foi et la confiance envers soi-même et les possibilités qui se proposent devant nous. Il y a également souvent de la difficulté à accepter des sentiments que nous éprouvons. La  crise de foie permet d’exprimer le trop plein de stress.

Maladies associées : cirrhose, cancer du foie, hépatites, stéatose hépatique, etc.

La vésicule biliaire représente la capacité de l’élimination/digestion des situations qui ont pu « laisser un goût amer » de la vie. Nous pouvons également constater un côté psychorigide et irritant chez les personnes souffrant de problèmes à cet organe. La gestion des sentiments vis-à-vis des autres et l’excès d’inquiétude sont aussi en lien avec la vésicule biliaire.

Maladies associées : calculs biliaires, etc.

La rate désigne une certaine négativité en rapport avec la façon de se voir et d’envisager la vie et la mort. Il y a souvent une grande mélancolie (le spleen) et l’impression d’avoir raté sa vie ou d’être taré. Il s’agit souvent d’une personne qui rit extérieurement et pleure intérieurement.

Maladies associées : splénomégalie, contusion de la rate, cancer de la rate, etc.

Le pancréas est en rapport avec la joie, les désirs, les douceurs de la vie et un trouble général de la gestion des émotions. Souvent, il y a une préoccupation excessive pour les autres, accompagné d’un sens du devoir important. La difficulté d’exprimer et à intégrer l’amour peut également être présente.

Maladies associées : diabète, hypoglycémie, cancer du pancréas, etc.

 L’intestin grêle nous parle des difficultés d’assimiler et faire le tri des ses propres expériences. Il y a également une tendance à porter souvent les jugements trop tranchés entre « le bien » et « le mal » et donc un manque d’ouverture d’esprit. Le sentiment de passer à coté de sa mission de vie et de ne pas savoir à quel saint se vouer est aussi un signe lié à cet organe.

Maladies associées : diverticuloses, maladie de Crohn, diarrhée, parasitose, etc.

Le colon symbolise le passé et les événements, idées et croyances que nous ne voulons pas lâcher, ce qui empêche de pouvoir recueillir des nouvelles expériences. La difficulté de voir le bon coté des choses peut également être en lien avec cette partie du corps.

Maladies associées : constipation, cancer du colon, etc.

Les organes des sens

Les yeux sont les miroirs de l’âme et représentent une fermeture consciente ou inconsciente vis-à-vis de la vision d’un événement de notre vie ou celle de nos ancêtres qui touche à notre affectif. La personne préfère déformer la réalité, plutôt que d’affronter une perception qui pourrait s’avérer  douloureuse.

Maux associées : myopie, astigmatisme, cataracte, cécité, conjonctivite, etc.

Les oreilles représentent le jugement face à ce que nous entendons. Les personnes ayant toute sorte de problèmes auriculaires ont grand intérêt à apprendre à écouter avec le cœur, sans être sur la défensive et sans peur.

Maladies associées : otites, acouphènes, surdité, etc.

La peau est une barrière naturelle entre le monde extérieur et intérieur. Les problèmes de peau nous rappellent un malaise et hypersensibilité due au contact avec les autres personnes et la peur d’un rejet ou d’un jugement extérieur. Le lieu où les problèmes cutanés apparaissent, est également significatif.

Maux associées : psoriasis, eczéma, vitiligo, acné, etc.

 Le nez  est le lien entre le rapport entre le monde extérieur et intérieur, mais d’une manière moins matérielle et plus fine que la bouche. Il est donc le symbole de l’adaptation sociale. Lorsque la personne ne peut pas sentir quelqu’un ou s’empêche de sentir des émotions, le nez traduit ces émotions bloquées par des malaises à cet endroit.

Malaises associées : congestion, ronflements, saignements du nez, sinusite etc.

La bouche nous représente la communication et la façon dont nous accueillons les nouvelles idées ou « nourritures » avec calme, afin de pouvoir ensuite les digérer et  les utiliser à bon escient. Des symptômes buccaux peuvent apparaître lorsque la personne n’arrive pas à exprimer ses sentiments et rumine des pensées malsaines.

Malaises associées : aphtes, muguet, morsures à l’intérieur des joues, etc.

Les autres parties du corps

La tête représente le mental. Les maux associés à cette partie du corps apparaissent lorsque nous sommes en manque de connexion avec la partie spirituelle de notre être et à ses messages. Il y a également un lien avec le monde professionnel ou social et les tensions associées. Nous les autorisons (inconsciemment ou consciemment) à prendre le pouvoir sur nous.

Malaises associées : céphalées, migraines, etc.

Le visage nous parle de l’identité de l’individu et ainsi notre représentation face au monde. Les émotions positives et négatives transforment le visage au fil du temps, le rendant plus beau et lumineux ou au contraire marqué et aigris.

Maux associées : acné, points noirs, nez cassé, rides, cicatrices, etc.

La gorge

Les maux de la gorge sont en lien avec l’expression personnelle et la communication. Selon eux, il peut y avoir des significations différentes, par exemple parfois cela peut être en lien avec quelque chose que nous avons « du mal à avaler »  ou en « avoir à travers la gorge » non seulement physiquement, mais aussi émotionnellement. Il y a souvent une difficulté de s’affirmer, comme si les mots ne pouvaient pas aller plus loin que la frontière de la gorge.

Maladies associées : amygdales, muguet, thyroïde, laryngite, pharyngite, etc.

Le cou représente notre flexibilité de changer de direction et de trouver des solutions au lieu de se raidir. Il démontre aussi notre capacité de dire oui ou non avec intégrité et bienveillance, ainsi que d’apprendre l’objectivité en regardant les situations avec un plus grand angle.

Problèmes associés : torticolis, raideurs, etc.

Le dos est le reflet de ce que nous portons comme charges dans notre vie et le soutien que nous apportons ou recevons des autres. Il peut également être en lien avec des grandes blessures « coup de poignard » et l’incapacité d’exprimer les émotions bloquées.

Malaises associées : maux de dos, fractures des vertèbres, etc.

Les cheveux sont en lien avec les inquiétudes matériels, et donc un oubli des richesses intérieures. Ils sont les symboles de la vitalité, liberté, beauté et puissance, mais aussi de l’enracinement du monde spirituel dans le monde physique.

Maux associés : cheveux cassants, gris, tombants, calvitie, etc.

Les ongles s’abîment lorsqu’une personne ne se sent pas assez protégée dans sa vie et a un manque d’autonomie. Il sera bénéfique de lâcher prise et d’agir au lieu de se focaliser inutilement sur les détails.

Maux associés : ongles rongés, cassants, leuconychies[10], ongle incarné etc.

Les membres

Les membres supérieures et inférieurs agissent un peu comme des miroirs ensemble, c’est-à-dire que les hanches sont similaires aux épaules, les genoux reflètent les aspect des coudes, et ainsi de suite.

Cependant les membres supérieurs représentent tout ce qui est en lien avec la réalisation et l’action, tandis que les membres inférieurs sont symboles de l’avancement de l’être.

Les membres inférieurs représentent notre avancement dans la vie, avec différents aspects selon la partie concernée.

La hanche nous démontre nos croyances profondes et est en lien avec la trahison et l’abandon. Ainsi, nous pouvons souvent voir des cas de problèmes d’hanches chez des personnes d’un certain âge, suite au décès de leur partenaire de vie (lorsque cette mort est vécue comme un abandon).

Les genoux sont là pour se plier, pour s’agenouiller. Donc tout problème lié aux genoux, peut être significatif au niveau de notre difficulté d’accepter ou de se plier devant des idées, à accepter un vécu particulier.

La cheville est le symbole de la stabilité et la capacité de choisir ou de changer de direction. D’ailleurs c’est à cet endroit que les prisonniers portent des chaînes et boulets, afin de les empêcher de fuir.

Le pied est le reflet des tensions que nous ressentons face au monde. Pour être bien dans ses baskets, il sera recommandé de cultiver la fiabilité et stabilité face aux positions que nous décidons de prendre.

Les membres supérieurs sont les vecteurs de la réalisation et l’action.

Les épaules touche à nos désirs profonds. Lorsqu’un malaise apparaît dans cette partie du corps, il peut traduire une difficulté d’agir, surtout lorsqu’il y a un empêchement (exemple : manque de moyens).

Les maux de coude traduisent la difficulté à accepter un vécu ou une peur d’être coincé dans une situation déplaisante. C’est ainsi le symbole de la flexibilité d’agir et d’accomplir des grands actes, mais aussi d’accueillir des nouvelles idées.

Les maux aux poignets nous disent qu’il y a un manque de sécurité et solidité dans nos actions. C’est à cette partie du corps qu’on enchaîne les personnes, lorsqu’on souhaite les empêcher d’agir.

Les mains sont en lien avec le rapport avec le monde, ils peuvent frapper ou caresser quelqu’un. Ils représentent également notre capacité de prendre, de donner ou recevoir. Les maux apparaissent lorsque nous voulons trop contrôler et maîtriser les situations, choses et individus qui nous entourent.

 

CAS PRATIQUES

 

Mario, 43 ans

Sujet longiligne, partie basse du visage rétracté, teint coloré, ossature moyenne, bonne musculature.

Les yeux sont lymphatiques (bleus) avec quelques tophis[11] et du dépôt d’acide oxalique, due à l’acidose et fermentations[12] de l’organisme. La collerette[13] est très accentuée.

C’est  un sujet qui réclame des besoins d’activité physique, avec des problèmes hépatiques et ORL dans le passé. Quelques inflammations articulaires persistent depuis des années.

Il s’agit donc d’une personne au tempérament respiratoire.

Nous pouvons lui conseiller une alimentation vivante[14] et riche en protéines (animales ou végétales) et à contrario une diminution des sucres raffinés et graisses saturés.

Un complexe d’anti-oxydants, mais aussi le magnésium et le groupe des vitamines B lui seront indispensables en tant que cures régulières.

De l’hydrothérapie chaude ou alternée lui fera également un grand bien.

Il sera important de continuer le sport et de faire attention à la colère et excès alimentaire en tout genre pour protéger son foie.

En effet après quelques mois d’application des conseils naturopathiques (alimentaires, nutrithérapie, etc.), le sujet se porte beaucoup mieux et même dans l’iris nous pouvons constater quelques changements.

En ayant découvert les messages du corps, nous pouvons, en plus des conseils naturopathiques pures, déduire qu’il s’agit d’une personne portant régulièrement le masque du rigide et du contrôlant.

Nous pouvons donc lui suggérer de travailler sur sa blessure d’injustice et de trahison, en expliquant les probables sources psychologiques de celles-ci.

En discutant de ces probabilités avec Mario, nous avons pu découvrir, qu’en effet, son père semblait avoir des attentes particulièrement hautes envers son fils durant son enfance.

Ces pressions ont crée des raideurs et la colère refoulé peut aussi expliquer ses problèmes hépatiques divers, ainsi que les inflammations articulaires.

Pour une guérison durable il serait donc intéressant de se pencher sur tous ces aspects.

Kristina, 18 ans

Sujet bréviligne, avec une bonne ossature, visage légèrement arrondi, légère bosse de bison.

Il s’agit cependant d’un sujet jeune, vif et très dynamique.

Nous pouvons donc reconnaître ici un tempérament sanguin. Elle tend donc vers la dilatation, en plus de sa fragilité respiratoire.

Kristina se plaint de ses allergies et problèmes ORL récurrentes. Elle aimerait également un peu s’affiner.

Nous lui conseillons du manganèse parmi les oligoéléments et de l’hydrolat de plantain lancéolé (plantago lanceolata).

Dès les premières prises de ces deux suppléments alimentaires, les allergies disparaissent immédiatement. Il faut qu’elle continue pendant plusieurs mois afin de modifier son terrain hyperréactif.

Une alimentation hypotoxique, vivante, et respectant la chronobiologie[15] de l’organisme est également nécessaire, non seulement pour une perte de poids, mais également pour le rétablissement du système immunitaire. Elle permettra de diminuer la cumulations des déchets nocifs dans l’organisme, tel que l’excès de mucus, des acides, des substances chimiques accumulées à travers l’alimentation (exemple : les conservateurs et les exhausteurs de goût), les médicaments  et la pollution environnementale.

En ce qui concerne le coté psychosomatique, Kristina a en effet beaucoup souffert de la blessure de l’humiliation, venant essentiellement de sa mère.

En prenant conscience de ce lien entre les souffrances de l’âme et sa corpulence, il pourrait être plus facile de perdre du poids et surtout permettre de ne pas tomber dans le cercle des effets yo-yo.

 

CONCLUSION

 

« Notre corps est un temple sacré. Aimer son corps, c’est aimer la terre. Détruire son corps, c’est détruire la terre. » Parole amérindienne

Je pense que nous sommes à une époque où il est grand temps de comprendre que pour être en bonne santé, il faut agir sur le corps, mais également sur l’âme et l’esprit. Il s’agit d’une trinité, chaque partie interfère sur l’autre.

Prenons l’exemple d’un homme qui mange industriel, avec un excès de sucres et de produits animaliers. Il est en bonne santé physique et fait du sport, mais est irritable, voire agressif dans son quotidien.  Si nous changeons son mode alimentaire, l’agressivité pourra largement diminuer. Cependant, si cette personne ne travaille pas également les causes psychologiques et émotionnelles, dès qu’il y aura un coup dur dans sa vie, son comportement violent aura grande chance de revenir.

Donc la recherche de « la cause de la cause » naturopathique passera donc aussi plus ou moins par le travail sur l’esprit (pensées positives, loi de l’attraction, communication bienveillante, etc.) et la guérison de l’âme, selon la gravité des traumatismes ou blessures.

Une fois guéris de nombreuses blessures, nous faisons un bond en avant et nous nous permettons de devenir nous-mêmes. A ce moment là, les raisons de notre existence sur terre deviennent plus claires. Mais même ayant atteint cette béatitude et joie de vivre, ces pratiques doivent continuer, tout comme un sportif qui veut garder sa forme.

Je pense également qu’aujourd’hui c’est un acte très égoïste de ne pas prendre soin de son être tout entier. Puisque lorsque nous ne sommes pas bien dans notre corps, que ce soit psychologiquement ou physiologiquement, c’est un peu comme si nous étions empoisonnées. Et notre poison se répandra vers les autres à travers nos paroles, nos actes, nos pensées et nos attitudes. Parce que lorsque nous ne sommes pas en équilibre avec nous-mêmes, il est difficile de l’être avec les autres avec honnêteté et amour.

Guérir les blessures de son corps et de son âme est également permettre à notre descendance de venir au monde plus légers, puisque les mémoires cellulaires transmettent toutes les informations de nos ancêtres dans le subconscient.

Nous sommes tous interliés et le destin de l’un aura de l’influence sur le monde entier. D’ailleurs plus la terre est malade et abîmé, plus nous le sommes également. Et cela fonctionne dans le sens inverse tout autant. Il faut apprendre à nous aimer, et aimer chaque être vivant qui respecte les lois de l’univers. Et pour ressentir cet amour, il faut d’abord trouver un état de bonne santé physique, mentale et émotionnelle.

Ainsi, c’est en guérissant soi-même que nous serons capables de guérir le monde.

 

 

BIBLIOGRAPHIE

BRUN Christian « Le grand livre de la Naturopathie »

KIEFFET Daniel « Naturopathie »

BOURBEAU Lise « Les cinq blessures qui nous empêchent d’être soi-même »

BOURBEAU Lise « La guérison des cinq blessures »

BOURBEAU Lise « Ton corps dit : Aime-toi ! »

MARTEL Jacques « Le grand dictionnaire des malaises et des maladies »

ODOUL Michel « Dis moi où tu as mal, je te dirais pourquoi »

HAY Louise « Transformez votre vie »

 

 

[1] Psychosomatique : relatif à l’influence de l’esprit sur le corps.

 

[2] Morphotypologie : l’étude qui classifie, range les profils semblables en biotypes humains (du latin – morpho : forme, logos : étude)

[3] Santé – Définition OMS (Organisme Mondial de la Santé) : La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

[4] Holistique : qui relève de l’holisme, qui s’intéresse à son objet comme constituant un tout.

 

[5] Allopathiques : Médecine usuelle utilisant des médicaments produisant des effets contraires à ceux de la maladie à combattre.

[6] Médecine ayurvédique : Médecine traditionnelle hindoue (âyus : vie, véda : connaissance, science)

[7] Anamnèse : Récit des antécédents donnés médicaux.

[8] Hippocrate : médecin et philosophe grec, père de la médecine allopathique et de la naturopathie (460-356 av. J. C.).

[9] Acidité – Acidose Métabolique.

[10] Leuconychies : taches blanches sur les ongles.

[11] Tophis : Flocons blancs dans l’iris, significatifs d’une acidose (inflammations, etc.)

[12] Fermentations : Intestinale (colon droit ascendant), due à une mauvaise association alimentaire, excès de sucres ou déséquilibre bactérien intestinal.

[13] Collerette : cercle dans l’iris entre le plan pupillaire et radiaire.

[14] Alimentation vivante : riche en aliments non transformés par la chimie ou cuisson à haute température.

[15]  Chronobiologie : Etude des variations dans les phénomènes biologiques en fonction du temps et des rythmes de vie.

 

Mémoire par Anastassia Perfilova, Naturopathie & Eveil des Consciences

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